Ghana : fuite présumée de vidéos intimes de DJ KA, la toile sous le choc
Une vive polémique secoue les réseaux sociaux au Ghana depuis le mardi 21 juillet 2026. Une vidéo présentée comme intime et attribuée à DJ KA, célèbre animateur de la radio Kessben FM, circule sur plusieurs plateformes numériques. L’affaire suscite des milliers de réactions et relance le débat sur le respect de la vie privée, le chantage en ligne et le partage de contenus personnels sans consentement.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir de manière indépendante toutes les circonstances dans lesquelles les images ont été enregistrées ou diffusées. La séquence est donc décrite comme une vidéo présumée, même si DJ KA a publiquement réagi à sa circulation.
Une vidéo attribuée à DJ KA devient virale au Ghana
La polémique a éclaté lorsque des extraits présentés comme provenant d’une vidéo privée de DJ KA ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Le contenu a rapidement attiré l’attention des internautes ghanéens, plaçant le nom de l’animateur parmi les sujets les plus commentés.
DJ KA, de son vrai nom Rexford Adu Ntim, est un présentateur basé à Kumasi et associé à Kessben FM. Il est également suivi sur TikTok, Facebook et YouTube, où il s’est notamment fait connaître par ses publications consacrées à la musique classique ghanéenne et au patrimoine musical du pays.
La diffusion de la vidéo a provoqué des réactions contrastées. Certains internautes ont exprimé leur surprise et leur déception, tandis que d’autres ont appelé au respect de la vie privée de l’animateur et des autres personnes susceptibles d’apparaître dans les images.
DJ KA affirme que la vidéo remonte à quatre ans
Face à l’ampleur de la controverse, DJ KA est sorti de son silence. Dans un message publié sur Snapchat puis relayé sur d’autres plateformes, l’animateur a déclaré que la vidéo n’était pas récente.
Selon ses explications, les images auraient été enregistrées environ quatre ans plus tôt. Il affirme également avoir été victime de chantage en lien avec cette vidéo.
DJ KA n’a toutefois pas fourni publiquement de détails vérifiables sur l’identité de la personne qui l’aurait fait chanter. Il n’a pas non plus précisé, dans la déclaration rapportée par les médias, si une plainte avait été déposée auprès de la police ou de la Cyber Security Authority du Ghana.
Les affirmations relatives au chantage doivent donc être présentées comme la version de DJ KA tant qu’elles n’ont pas été confirmées par une enquête ou un communiqué officiel.
Les internautes partagés après ses explications
La réaction de DJ KA n’a pas immédiatement mis fin à la polémique. Sur les réseaux sociaux, certains internautes lui ont adressé des messages de soutien, estimant que la diffusion d’images intimes ne devrait jamais servir à humilier une personne.
D’autres ont mis en doute l’ancienneté de la vidéo ou critiqué la décision d’enregistrer un moment privé. Ces réactions ont cependant été jugées culpabilisantes par plusieurs observateurs, qui rappellent que le fait d’avoir accepté ou réalisé un enregistrement privé ne signifie pas nécessairement avoir autorisé sa diffusion publique.
La question centrale reste donc celle du consentement à la publication. Un contenu peut avoir été enregistré volontairement tout en étant partagé ultérieurement sans l’accord des personnes concernées.
Erastus Asare Donkor appelle les Ghanéens à ne pas partager la vidéo
Le journaliste ghanéen Erastus Asare Donkor a réagi à l’affaire en demandant aux internautes de ne pas participer à la diffusion du contenu.
Dans une publication mise en ligne le 21 juillet 2026, il a invité le public à réfléchir aux conséquences émotionnelles et psychologiques que peut provoquer la circulation incontrôlée d’une vidéo intime. Il a notamment demandé aux internautes d’imaginer leur réaction si la personne exposée était un membre de leur propre famille.
Son intervention a reçu des avis partagés. Certains utilisateurs ont approuvé son appel à l’empathie, tandis que d’autres ont continué à rechercher ou à réclamer la vidéo. Cette attitude contribue pourtant à amplifier la portée du contenu et les dommages causés aux personnes concernées.
Le partage d’images intimes sans consentement peut constituer une infraction
L’affaire DJ KA intervient dans un contexte où les autorités ghanéennes multiplient les messages de sensibilisation contre la diffusion non consentie de contenus intimes.
La section 67 du Cybersecurity Act, 2020 — Act 1038 encadre le partage non consensuel d’images intimes. Elle interdit notamment la distribution intentionnelle de telles images lorsqu’elle vise à provoquer une grave détresse émotionnelle chez une personne identifiable qui pouvait raisonnablement s’attendre à ce que le contenu reste privé.
La Cyber Security Authority du Ghana a également rappelé publiquement que le partage de photos ou de vidéos intimes sans consentement constitue une infraction.
Transférer la vidéo dans un groupe WhatsApp, la republier sur Facebook, TikTok ou X, ou encore fournir un lien permettant de la télécharger peut donc exposer les auteurs de la diffusion à des conséquences juridiques.
Une affaire qui relance le débat sur la vie privée numérique
Au-delà de la personnalité de DJ KA, cette polémique révèle une nouvelle fois les dangers liés à la conservation et à la diffusion des contenus privés dans l’environnement numérique.
Une fois publiée, une vidéo peut être enregistrée, dupliquée et transférée vers plusieurs plateformes en quelques minutes. Sa suppression complète devient alors particulièrement difficile, même lorsque les premières publications sont retirées.
L’affaire pose également la question de la responsabilité des internautes. Le simple fait de consulter, commenter ou partager un contenu intime contribue à sa visibilité et peut aggraver le préjudice subi par les personnes impliquées.
