Équipe de France : une réforme salariale pourrait retarder l’arrivée de Zinédine Zidane
Pressenti pour succéder à Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France, Zinédine Zidane n’a toujours pas officialisé son arrivée sur le banc des Bleus. Alors que sa nomination semble se préciser, une réforme de la gouvernance du football français pourrait compliquer les négociations avec la Fédération française de football (FFF).
Zinédine Zidane toujours annoncé après Didier Deschamps
Le nom de Zinédine Zidane revient avec insistance lorsqu’il est question de l’avenir de l’équipe de France. Libre depuis son départ du Real Madrid, l’ancien numéro 10 des Bleus apparaît comme l’un des principaux candidats à la succession de Didier Deschamps.
Cependant, malgré les nombreuses spéculations, aucun accord officiel n’a encore été annoncé. Cette attente ne serait pas uniquement liée au calendrier sportif. Elle pourrait également s’expliquer par les conséquences d’une future loi encadrant la gouvernance du football français.
L’adoption définitive de ce texte par l’Assemblée nationale est attendue le 21 juillet. Parmi les mesures envisagées figure notamment un encadrement des rémunérations au sein des fédérations sportives.
Un plafond salarial susceptible de compliquer les négociations
La réforme prévoirait un plafond de rémunération fixé à 450 000 euros brut par an. Si cette disposition s’appliquait au futur sélectionneur de l’équipe de France, elle pourrait réduire considérablement la marge de manœuvre de la FFF.
Le salaire d’un sélectionneur de premier plan, accompagné de son encadrement technique, peut en effet dépasser ce montant. Le statut de Zinédine Zidane, son expérience au Real Madrid et son palmarès exceptionnel pourraient également l’amener à réclamer des conditions financières adaptées.
L’ancien international français a remporté trois Ligues des champions consécutives comme entraîneur du Real Madrid, entre 2016 et 2018. Son arrivée représenterait donc un investissement majeur pour la Fédération française de football.
Une dérogation envisagée pour faciliter l’arrivée de Zidane
Une solution pourrait néanmoins permettre de lever cet obstacle. La ministre des Sports, Marina Ferrari, se serait montrée ouverte à l’idée d’accorder une dérogation au futur sélectionneur et aux membres de son staff.
Cette exemption donnerait à la FFF la possibilité de proposer à Zinédine Zidane une rémunération supérieure au plafond prévu par la réforme. Elle permettrait ainsi de tenir compte des particularités du poste de sélectionneur national et de la concurrence existant sur le marché international des entraîneurs.
Une telle dérogation pourrait devenir déterminante pour finaliser les négociations. Sans elle, la Fédération risquerait de rencontrer des difficultés pour attirer une personnalité du calibre de « Zizou ».
Une course contre la montre pour la FFF
L’enjeu est désormais étroitement lié au calendrier législatif. Si un accord est conclu avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, la FFF pourrait éventuellement finaliser le recrutement de Zinédine Zidane sans être immédiatement freinée par le plafond salarial.
Dans le cas contraire, la Fédération devra attendre de connaître les modalités précises d’application du texte et les éventuelles exceptions prévues. Les prochaines semaines pourraient donc être décisives pour l’avenir du banc tricolore.
La question de la rémunération ne serait toutefois pas le seul élément à régler. Zinédine Zidane devrait également obtenir des garanties concernant la composition de son staff, l’organisation sportive et les objectifs assignés à l’équipe de France.
Zidane à la tête des Bleus : un scénario très attendu
Champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000 avec la France, Zinédine Zidane reste profondément associé à l’histoire des Bleus. Sa possible nomination comme sélectionneur susciterait donc un immense intérêt auprès des supporters français.
Depuis plusieurs années, l’ancien meneur de jeu ne cache pas son attachement à l’équipe nationale. Diriger la France constituerait une nouvelle étape majeure dans sa carrière d’entraîneur.
Pour le moment, aucune officialisation n’est intervenue. L’arrivée de Zinédine Zidane reste conditionnée à la fin du mandat de Didier Deschamps, à la conclusion des négociations avec la FFF et au règlement des questions juridiques liées à la réforme.
La dérogation salariale actuellement envisagée pourrait toutefois lever l’un des principaux obstacles. Si un accord est trouvé, la voie serait alors largement ouverte à la nomination de « Zizou » comme prochain sélectionneur de l’équipe de France.
